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L'ARGUMENTAIRE

 

Surveiller ou punir?

Accompagner et soigner?

Quelle Justice pour les mineurs?

 

Une Justice pour les enfants ?

C’est une revendication relativement récente, en effet  une véritable politique de protection de l’enfance ne se met en place en France que dans les années 1970/1980.

Rappelons que le 19e siècle fut celui des colonies pénitentiaires ou des milliers d’enfants furent enfermés pour y être redressés, corrigés et pour y travailler. La fin de ce type d’établissements ne date que d’un siècle à peine en France.

En paraphrasant dans notre titre, le philosophe Michel Foucault, nous souhaitions rappeler que la Justice pour les mineurs est récente et qu’il fut un temps ou les corps et les esprits des enfants devaient être contraints, surveillés, punis, dans un appareil disciplinaire qui s’appliquait aux adultes comme aux plus jeunes.

Les temps ont changé, l’enfant est célébré dans notre société, tel un roi, au centre de tous les discours, de toutes les attentions.

Pourtant derrière cette construction s’en profile une autre, celle en négatif de l’enfant dangereux, du jeune délinquant.

Y-a t-il un péril jeune ? Nous demande Jean-Pierre Rosenczveig, longtemps Juge des enfants au tribunal de Bobigny.

Robert Badinter nous dit que le mineur doit être considéré “non comme un adulte en réduction mais comme un être en formation”.

Que ce soit l’enfant victime, maltraité ou délinquant, ce champ spécifique nous interpelle chaque jour, dans les faits divers, les tribunaux, les services de l’ASE, de la PMI,  de la PJJ ou de la psychiatrie.

La prise en charge médico-judiciaire du jeune mineur représente un véritable enjeu sociétal imposant aux différents acteurs judiciaires et sociaux, une réflexion, une concertation entre nécessité répressive, devoir éducatif et particulière protection.

Nous constatons cependant que ce juste équilibre peine encore à être trouvé.

Depuis un siècle, le statut du mineur demeure au cœur de débats inextricables, sur des questions telles que la définition de la notion de minorité, la détermination de ses responsabilités civiles et pénales, la caractérisation de son discernement ou son consentement aux infractions sexuelles.

Rythmée par différentes interventions et débats, cette nouvelle formule de “Justice et Psychiatrie” se propose d'approfondir ces différents points.

En présence du Juge des enfants Jean-Pierre Rosenczveig, des professionnels de la santé mentale, des avocats, des psychologues, des acteurs associatifs et de la protection judiciaire de la jeunesse évoqueront les différentes avancées mais aussi les zones d'ombre que présentent la Justice mais aussi les services de psychiatrie, face à des mineurs ambivalents, tantôt délinquants tantôt victimes qui demandent un accompagnement, des soins et un respect de leurs droits.

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